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13/08/2007

L' Air mou

L' air mou m’est tombé dessus,
Jour humide, tiède, gris et sans relief.
Temps arrêté.
Des bruits au loin, étouffés dans l’air ouaté
Comme dans un film  d’Alain Resnais.
Visages croisés, sans regards,
Masques et Begamasques
Gabriel Fauré sur le mode mineur.
Que dire, hurler d’ennui?

Non, solitude délectable, frissons d’absurde .

Vide.

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L’air mou est du Nord, marin.
Il n’y a pas d’air mou en terres,
Il n’y a pas d’air mou en Mèd,
Le Mistral est de folie, d’excés et de couleurs.
Mais ici, entre les dépressions,
Le marin déprime pour de bon.

 

L’air mou est le piege du voyageur,
Coincé dans sa mélancolie.
Alcools, fumées et amours humides,
En attendant l’averse qui transperce
Le vent, la lumiere et les couleurs,
En attendant de revivre,

                                  de repartir …

28/06/2007

Relache sur une poesie scaldique

Vers l' ouest j' allai par la mer

Portant la mer du rivage

Du desir de Vidrir

Celle qui est a mon gre.

Je mis a flot le chene

A la fonte des glaces,

Je chargeai de louanges

Le vaisseau de mon ame.

Ceci est une poesie d' un scalde Viking qui raconte les aventures d' Egill, fils de Grimr le Chauve, un sacre viking vers l' an 1000 qui faisait des aller-retours entre la Norvege et l' Islande, et pas mal de degats dans les populations quand il se mettait en colere. Mais donc il ecrivait aussi des poemes, ce grand viking moustachu!

Les petits Islandais apprennent a l' ecole cette Saga, dans le texte Viking, car les  Islandais parlent une langue presque inchangee de l' an 1000 date a lquelle ils arriverent de Norvege. 

 Voila moi aussi je pars vers l' Ouest (en Bretagne) en vacances pour 3 semaines. Je vais mettre a flot le chene (image pour le bateau viking). A bientot sur ce blog.

26/05/2007

Metro

London City Airport, mercredi dernier a 8 heures du matin.

Je prends le metro.
Je suis réveillé depuis longtemps, j'arrive de Rotterdam et je me trouve avec un trop plein de conscience du moment et du lieu. Je ne viens pas assez souvent pour etre habitué au métro d'ici.

Le paysage dehors est surréaliste.
C'est l'Est de Londres, sous le vent de la capitale, ce qui fut les banlieues industrielles et pauvres, comme tous les Est en Europe. Mais au milieu des usines chimiques, des tas de ferrailles et des quais délabrés de Tamise, il y a de plus en plus de parcelles de luxe, des quartiers au cordeau, des immeubles de verre, des jardins d'artifices. Deux grues de quai trop fardées sont restées la comme témoin d'un passé qui s'en va. On dirait une bande dessinée futuriste tellement c' est exagéré de contrastes.

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On rentre sous terre, je re-rentre dans le wagon. Lá aussi cela me dépayse. C' est bonde, mais chacun fait attention a ne pas empieter. Une nation de gentlemen et genlewomen, c' est confirme par la sociologie du metro. Ils sont sont tout en catégories aussi. Il y a des ouvriers en bleu, avec leur boite á outil, pas beaucoup, ils doivent commencer plus tot. Mais la majorité des hommes est en costume sombre. C'est drole n'importe quel employé a Londres semble devoir etre en costume sombre, ils ne sont pourtant pas tous banquiers d'affaire ou croque-morts. Presque tous lisent Metro, ils en sont tous a peu pres a la meme page, celle ou voit Victoria Beckham en minijupe.

Les tenues des filles sont un peu plus variées, plus colorées, un peu bizarres á mon gout quand meme, surtout les chaussures. Je m'attarde. Tiens il y a en a une lá avec une coupe de cheveux assez courte et  des  boucles d'oreille, elle ne fait pas anglaise. Un peu trop ronde, en formes disons, habillée plus a mon gout peut-etre. Elle pourrait etre française non?

Elle s'assied en face de moi, je continue d'observer tout autour et je retourne vers elle. Je lis sans m'en apercevoir ce qui est écrit sur le sac en plastique qu'elle tient á la main: rue Espariat, rue de l'Ancienne Madeleine, d'autres rues encore. Je me réveille d'un coup, non seulement c'est en Français mais ce sont des rues d'Aix-en-Provence, du Vieil-Aix. Je regarde davantage, il n'y a pas le nom de la ville mais les numéros de téléphone indiqués commencent par 04-42 et cela me rappelle bien quelque chose.

Alors j'essaye de croiser son regard, et lorsque je l'accroche, je désigne son sac du doigt et lui demande Aix-en-Provence? Elle est surprise, elle se reveille aussi et bafouille quelque chose. Un peu plus tard du coté de London Bridge elle regarde son sac et ce qui est écrit dessus, elle releve les yeux et me sourit. Je suis descendu 2 stations plus loin a Waterloo. On s'est souri encore. Voila c'est tout, ce fut une bonne journée á Londres.