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01/02/2009

Quart du Matin

Je monte à la passerelle, tout frissonnant du matin.

Quelques mouvements de gym, des pompes et des abdos, et de grands étirements pour élancer le corps après les replis de la nuit.

 

J’ouvre un hublot, fraicheur du vent sur le visage, plaisir des odeurs toute renouvelées.

La chaudière ronronne, le bâtiment craque un peu, j’entends des bruits d’eau, d’autres réveils.

 

Je regarde les étoiles, ce n’est pas encore l’aube, mais il y a une clarté, par dessus les toits.

 

Par-dessus les toits, car bien sûr, je ne suis pas marin. Ma passerelle à moi, mon hunier, c’est un bureau dans le grenier, avec une baie large, sur les étoiles quand on regarde vers le haut, sur de petits jardins proprets et les maisons des voisins si je regardais vers le bas.

 

Alors, non je ne regarde que les étoiles, je fais le point du jour à venir, je pense au cap de la journée, à une direction, comme si j’étais en mer. Je jouis des sens renouvelés dans le sommeil, je jouis des idées claires, de la liberté des pensées, d’un cerveau pas encore contraint de soucis ou de choses à faire. C’est le plus beau moment du jour à venir, sa naissance. Je me sens alors partie du monde, comme un poisson dans l’océan ou une mouette dans le vent, simplement.

 

Bon vent, belle mer, en route.