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26/05/2007

Metro

London City Airport, mercredi dernier a 8 heures du matin.

Je prends le metro.
Je suis réveillé depuis longtemps, j'arrive de Rotterdam et je me trouve avec un trop plein de conscience du moment et du lieu. Je ne viens pas assez souvent pour etre habitué au métro d'ici.

Le paysage dehors est surréaliste.
C'est l'Est de Londres, sous le vent de la capitale, ce qui fut les banlieues industrielles et pauvres, comme tous les Est en Europe. Mais au milieu des usines chimiques, des tas de ferrailles et des quais délabrés de Tamise, il y a de plus en plus de parcelles de luxe, des quartiers au cordeau, des immeubles de verre, des jardins d'artifices. Deux grues de quai trop fardées sont restées la comme témoin d'un passé qui s'en va. On dirait une bande dessinée futuriste tellement c' est exagéré de contrastes.

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On rentre sous terre, je re-rentre dans le wagon. Lá aussi cela me dépayse. C' est bonde, mais chacun fait attention a ne pas empieter. Une nation de gentlemen et genlewomen, c' est confirme par la sociologie du metro. Ils sont sont tout en catégories aussi. Il y a des ouvriers en bleu, avec leur boite á outil, pas beaucoup, ils doivent commencer plus tot. Mais la majorité des hommes est en costume sombre. C'est drole n'importe quel employé a Londres semble devoir etre en costume sombre, ils ne sont pourtant pas tous banquiers d'affaire ou croque-morts. Presque tous lisent Metro, ils en sont tous a peu pres a la meme page, celle ou voit Victoria Beckham en minijupe.

Les tenues des filles sont un peu plus variées, plus colorées, un peu bizarres á mon gout quand meme, surtout les chaussures. Je m'attarde. Tiens il y a en a une lá avec une coupe de cheveux assez courte et  des  boucles d'oreille, elle ne fait pas anglaise. Un peu trop ronde, en formes disons, habillée plus a mon gout peut-etre. Elle pourrait etre française non?

Elle s'assied en face de moi, je continue d'observer tout autour et je retourne vers elle. Je lis sans m'en apercevoir ce qui est écrit sur le sac en plastique qu'elle tient á la main: rue Espariat, rue de l'Ancienne Madeleine, d'autres rues encore. Je me réveille d'un coup, non seulement c'est en Français mais ce sont des rues d'Aix-en-Provence, du Vieil-Aix. Je regarde davantage, il n'y a pas le nom de la ville mais les numéros de téléphone indiqués commencent par 04-42 et cela me rappelle bien quelque chose.

Alors j'essaye de croiser son regard, et lorsque je l'accroche, je désigne son sac du doigt et lui demande Aix-en-Provence? Elle est surprise, elle se reveille aussi et bafouille quelque chose. Un peu plus tard du coté de London Bridge elle regarde son sac et ce qui est écrit dessus, elle releve les yeux et me sourit. Je suis descendu 2 stations plus loin a Waterloo. On s'est souri encore. Voila c'est tout, ce fut une bonne journée á Londres. 

Commentaires

une autre histoire de métro:
j'étais à paris pour quelques jours , je rejoignais ma fille .Dimanche matin, entre les deux tours des élections. mon regard croise celui de ma voisine d'en face et nous esquissons toutes deux un sourire. sa voisine le surprend et marque imperceptiblement par un petit rien , un clignement d'oeil une complicité. ma voisine lit son journal,sarko fait la une!
et puis on en parle, je ne sais plus qui en a pris l'initiative mais nous sommes soudain quatre , toutes générations confondues à espèrer sans y croire, qu'IL ne va pas passer!
de l'autre côté de l'allée un jeune se lève et laisse sa place à une femme d'un certain âge et là ,oui je fais la remarque que cette génération est finalement plus courtoise que certains ne le pensent . Sourires et complicité se renforcent. Et là, j'avise soudain deux rangées plus loin, une femme , la cinquantaine bien passée, blonde synthétique, le cheveu fatigué et le reste aussi. elle s'est assoupie , scène insignifiante et finalement fort commune dans le métro mais sa tête s'est posée sur l'épaule de son voisin , jeune "de couleur" , bonnet et sweat à capuche, pantalon "baggie", style très "cité". l'expression qui se dessine sur son visage est indescriptible et je réalise qu'il ne la connait pas , qu'il n'ose plus bouger et qu'il est très embarrassé !je désigne la scène à mes voisines et là une hilarité silencieuse se propage dans tout le wagon , certains sortent même leur téléphone , de ceux qui sont multifonctions et immortalisent le moment! Un grand moment , une tranche de vie , mais elle m'avais chauffé le coeur!

Écrit par : françoise | 14/06/2007

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